Difficile jusqu'à présent de nous connecter sur le blog. Nous y parvenons enfin ce soir, après d'âpres tentatives. Pas le temps de peaufiner. Alors envoyons tel quel notre carnet de voyage sans faire dans la dentelle. Un texte plus synthétique agrémenté de photos lors de la prochaine édition !
Hong Kong, au tout début du voyage, du jeudi 7 octobre au mercredi 13 octobre
Le voyage commence par deux mésaventures sans grave conséquence : nous réalisons, au moment
de reprendre l'avion à Pékin, que nous avons oublié mon passeport dans une machine à scanner de
l'aéroport, nous remettons la main dessus in extremis le temps de sauter dans l'avion en partance ! A
notre arrivée à l'hôtel, la chambre présentée n'a rien à voir avec celle promise par réservation. Il
nous faudra obtempérer et payer la différence. Somme toute, on s'en sort pas trop mal, c'est une
mise en condition !
A l'aéroport, Senia, une amie de Shengping, est venue nous accueillir et nous accompagne jusqu'à
notre installation. Un luxe inestimable !
Il va falloir un temps d'adaptation, non seulement au décalage horaire, mais aussi à la chaleur, au
chaud froid saisissant auquel la climatisation excessive nous soumet, à la fatigue de nos membres
inférieurs occasionnée par nos déambulations dans la ville, à la foule qui enfle comme la houle où
qu'on soit, aux bruits, au fourmillement des caractères chinois...
HK est essentiellement un gigantesque réseau de surfaces commerciales qui rivalisent en étendue,
en marbres, en escalators, en enseignes plus luxueuses les unes que les autres. Quand on y pénètre,
on n'est pas sur d'en ressortir ! Tout y mène, que ce soit le métro, le téléphérique ou le funiculaire.
Difficile d'y échapper, difficile d'en réchapper. Les galeries sont ouvertes jusque très tard le soir et le
dimanche compris. Ça donne le tournis ! Mais ils ne pensent qu'à ça ? D'ailleurs c'est souvent la
première question qu'on nous pose, est-ce que nous aimons faire du shopping ? Les hongkongais
travaillent quasiment sans trêve et d'arrache-pied, vivent dans des appartements minuscules et le
dimanche ne trouvent rien de mieux à faire que d'aller en famille faire du shopping.
| Notre hotel |
Après nos trois premières nuits à l'hôtel, nous vivons chez Georgina et Kit. Et là nous gouttons à la
vie typiquement hongkongaise. Oui, on peut le dire, l'appartement est exigu. Elles y ont vécu
jusqu'à 5 avant que la mère et la grande soeur ne déménagent. Nous sommes dans un quartier
excentré, dans les nouveaux Territoires, à Tsuen Wan exactement, au bout de la ligne de métro. Dès
notre arrivée, elles nous embarquent dans un restaurant où nous rejoignons la maman, la soeur ainée
et son mari de Taiwan. Tous les dimanches midi, la famille mange dehors. Nous comprenons
pourquoi quand nous rentrons, l'exiguïté des lieux parlent d'eux-mêmes. Georgina travaille dans
l'édition de livres français pour enfants. Elle est correctrice et rajoute les détails utiles pour que les
petits chinois puissent comprendre l'histoire. Elle a voyagé cet été en Australie avec CS. Kit est
partie vivre plusieurs mois en Nouvelle Zélande. Elles sont toutes les deux vives et chaleureuses.
Elles s'évertuent à nous donner toute information nécessaire à notre confort.
| Kit, Georgina et Senia |
Nous avons aussi rencontré Connie, chino-californienne, arrivée depuis peu à HK. Elle est architecte paysagiste, a parcouru le monde, elle travaille pour voyager, nous explique-t-elle. Ici, il lui est arrivé d'avoir à travailler un mois sans discontinuer, et en cas de bourre parfois jusqu'à 2 heures du matin. Elle n'a pas eu grand temps pour découvrir la ville. Elle ne connait que ces collègues du boulot.
A part la vision des gratte-ciels qui s'érigent, tous muscles bandés, vers la voute céleste, quelques
musées (le musée d'histoire à Kowloon, l'Heritage muséum à Sha tin, le Sam Tung Uk museum à
Tsen Wan) et les petits ports de pêche sur les iles proches (Tai O sur Lantau et le port sur Sheung
Chau), les sites touristiques sont un peu décevants, d'autant plus qu'il faut souffrir pour les atteindre.
Le factice, l'artificiel, le bluff sont à l'honneur. La nature s'incline, elle n'est pas honorée. Les grattes-ciel sont plantés en foret touffue. En dehors d'eux, pas de salut. C'est un gratte-ciel sinon rien. Les
humains d'ici ont construit un monde dont toute humanité semble s'être absentée. La concentration
d'habitations imposent des voies rapides infranchissables, des passerelles qui montent et qui
descendent, des voies souterraines qui s'entrelacent à l'infini. Quelques arbres, quelques buissons
fleuris tentent de résister. Une foule d'humains se répand dans tous les interstices comme des
colonnes de fourmis, mais les fourmis elles au moins se saluent quand elles se croisent.
Hong Kong compte 7 millions d'habitants, la plupart des Hans, qui sont animés d'un sentiment de
supériorité vis-à-vis des chinois du «main land» et qui considéraient les premiers occupants comme
des barbares. Ceux-ci comptaient les Hoklos (peuple qui exploitait le sel), les Puntis (qui célébraient
une fois par ans les garçons nouveaux nés) et les Hakkas, qui cultivaient le riz et la frugalité. A
partir de 1841, Hong Kong a été colonisée par les Anglais, après d'âpres combats pour contrôler le
trafic de l'opium. Une courte mais terrible occupation des Japonais a duré de 1941 à 1944. Le 1er
juillet 1997, retour dans le giron des chinois : la rétrocession. One country, two systems ! Ils
roulent à gauche et ils parlent le cantonnais ! Le bond en avant et l'ascension de l'armée des grattesciel
date des années 1970. L'immobilier a triplé ces dix dernières années.
| Life's great ! |
Le Guangxi, mercredi 13 octobre
A partir de Shenzen, à une heure de bus de HK, nous basculons dans un autre univers. Seuls les
caractères chinois demeurent, toute indication intelligible à nos yeux a disparu. Tout paraît plus vrai,
plus authentique, plus naturel et plus bordélique.
Nous parvenons à Guilin tard le soir, et frappons à la porte de Jean-Chrisophe et Anna.
Bonjour à vous deux !
RépondreSupprimerContente d'avoir de vos nouvelles (en revanche je n'ai pas reçu de mail m'informant que vous aviez déposé un nouveau message)
On attend donc la suite vos aventures chez jean-christophe et anna !
Le problème des petits appartements à hong kong me fait penser au problème des petits appartements parisiens (et des grandes metropoles en général ?). Paris, où un jeune couple d'étudiant commence par se partager un 9 m2, puis un 15 m2 avant de pouvoir se payer, quel luxe, un 26 m2 vers 28 ans !