samedi 11 décembre 2010

Le Yunnan, Lijiang, Jangchang, Dali puis étape à Kunming avant de repartir pour la route de la Birmanie



Yang et Amin



Ayant migré sur Lijiang, on savoure l'atmosphère suave et surannée d'une ville qui a vendu son âme
au diable. On tombe sous le charme néanmoins de la maison princière des Mu, dont chaque détail
est un ravissement : les toits, les boiseries, le sens aigu de l'espace, les jardins, les bonsaïs, le
mobilier, les peintures, les explications sur la vie au palais, sur les modes d'organisation des
naxis... . A la sortie, la pluie nous invite à lézarder dans un café.















Ne parlons pas de la visite du parc du dragon de Jade (payant et cher !), sans intérêt. En fait les
chinois s'y précipitent essentiellement dans le but de prendre une photo avec la montagne Yunlong
enneigée (5500 m) qui se reflète dans le lac. Nous prenons la même photo.


Mais attardons-nous sur le musée (gratuit et en anglais, fait rarissime !) consacré aux Dongbas. Ce
sont les prêtres naxis, et c'est aussi leur écriture pictographique extraordinaire, vieille de mille ans.
Les Naxis, d'origine tibétaine, se composent de deux peuples, dont les Nas, qui vivent plus haut
dans la montagne, sont plus traditionalistes et organisés en société matriarcale. Les femmes naxis
portent un costume qui représente les 7 étoiles de la grande ourse.







Et relatons la rencontre tout a fait improbable et insensée avec Éric et Christine. C'était le rêve de
ma collègue Patricia, qui les a rencontrés en Thaïlande. Depuis elle n'a eu cesse qu'on surveille leur
blog dans l'éventualité que nos routes se croisent. Mais enfin... ils sont à vélo, voyagent depuis 6
ans, ont déjà traversé le Laos et le Cambodge ! Imaginer qu'on puisse se rencontrer, c'est de la
folie ! Et voilà que Patricia m'envoie un message comme quoi ils bifurquent par le Yunnan avant de
descendre pour l'Australie. Je me mets en contact avec eux, et apprends qu'ils pédalent en direction
de Lijiang, qu'ils pensent rejoindre d'ici 3 jours. Or justement nous y serons encore. La rencontre a
donc eu lieu. Belle et magnifique. Il est français, elle est suisse. Ils pensent continuer leur périple
pendant encore 8 ans, jusqu'à la retraite pour lui. Ils ont des étincelles dans les yeux, ils nous conte
leurs mésaventures, leurs expériences, leur amour du voyage, leurs nuits en Sibérie sous la tente par
-24°, les deux bras cassés de Christine au Cambodge, les frayeurs vécues en Turquie pourchassés
par des brigands, les malaises subis sous des chaleurs torrides, le raid de milliers d'abeilles dardé
vers la tête de Christine...

Eric et Christine qui font la bise à Patricia

Une autre jolie histoire est celle de mon appareil photo. Au départ, par précaution, j'en emporte
deux identiques, pour n'avoir à porter qu'un chargeur. Au bout de 15 jours, mazette ! l'un des deux
tombe en panne. Je parviens à aller sur ebay (site censuré en Chine), à commander un modèle qui
ne se vend plus, à le faire expédier à Marseille, que Cécile réceptionne et nous retourne à Kunming,
chez Nathaniel, connu par couchsurfing. Avant le départ, on lui avait déjà fait parvenir un paquet de
guides pour la suite du voyage. L'appareil arrive à temps, ouf !




Courant après une chimère, demandant à toutes les personnes rencontrées où se trouve la pagode de
Longshan, suivant pieusement les mouvements de bras qui nous montrent le chemin, on finit par
parcourir la distance qui nous séparait de Shuhe ! Mais de pagode, nulle trace. On a cependant
longé de belles demeures naxis, avec leur drôle de diablotin fermement campé sur ses guiboles au
faîte des toits.






            (A partir de là, les photos ça sera pour la prochaine fois)

On reprend le bâton du pèlerin, on se dirige sur Dali, mais on s'arrête en chemin à Jangchang. Bah,
la première impression n'est pas reluisante, l'hôtel en face de la gare routière froid et impersonnel, et
même trouver un coin où manger s'avère ardu. On fait un tour au parc à l'ouest de la ville, agonisant
et délabré, mais doté d'une haute pagode à 11 étages. Dans les ruelles adjacentes quelques anciennes
maisons de la période Ming s'épuisent à tenir encore debout.


Le lendemain, frais et dispos, nous prenons un van pour les caves de Shibaoshan. Il nous dépose à
2 km du village. Il faut encore parcourir 1 km pour parvenir au portail d'entrée du site. On s'acquitte
du billet d'entrée, au dos duquel on trouve un plan et gaillards on s'élance sur la route. Or le plan est
conçu «à la chinoise», c'est-à-dire que l'échelle n'est pas la même au fur et à mesure qu'on avance.
Donc les estimations d'Alain en sont falsifiées. Trois heures plus tard, seuls dans une montagne
perdue, n'ayant aucune idée du chemin qu'il reste à parcourir, découragés car aucune des deux
voitures qui passaient par là n'ont bien voulu s'arrêter, fatigués et penauds, nous rebroussons
chemin.

En redescendant, un van finit quand même, après d'âpres négociations, par nous faire
monter et nous conduit à Shaxi, bourg qui a eu son heure de gloire du temps de la route mandarine
vers la Birmanie, mais qui maintenant dort, engourdie dans son écrin. La place encadrée de sa scène
de théâtre, de son temple et de ses boutiques aux devantures de bois dégage un charme d'antan. Les
fresques vantées dans le guide se sont évanouies dans les moisissures.

Le dernier jour est consacré à l'ascension de la colline des 1000 lions. Ils avaient oublié de nous
dire, dans le guide, qu'il fallait pas moins d'un millier de marches pour y parvenir, ce qui d'après
Alain, équivaut à un immeuble de 66 étages ! Mais le sommet en vaut la chandelle. Des statues de
lion ponctuent tels des gardiens protecteurs le sentier qui mène à une source d'eau si miraculeuse,
que plus d'un chinois fait tout le chemin pour venir en remplir ses jerrycans.
Dali et les Bais (prononcer 'paille')


On arrive assez tard cher Momo, la vendeuse de rue de colifichets qu'elle confectionne au crochet.
Quel air dubitatif nous devons avoir quand nous pénétrons son antre ! 'A bit basic !', nous avait
prévenus Tim et Rita, un couple hollandais hébergé en même temps que nous. Momo héberge
d'ailleurs encore et sans distinction un américain, un chien, la poussière et la crasse ! Ca a tout l'air
d'un squat ! Il va falloir rapidement déguerpir de là....

Le lendemain on part à la recherche d'un hôtel correct. On est tous les deux patraques. On a
vraiment mal dormi.


On trouve Dali moins débauché par le tourisme que Lijiang, offrant des scènes de la vie quotidienne
de ses habitants qui n'ont pas tous déserté. On fait des rencontres, on se croise, on se recroise. Dali
aimante les routards. Un portugo-breton est planté là depuis quelque temps. Ça fait 25 ans qu'il fait
la route, désabusé et nostalgique d'une époque révolue. Il nous apprend l'existence du
'rassemblement Rainbow', vers lequel convergent chaque année des milliers de babas. Le 'Jack
Café' sert de point de ralliement. On y fait plus ample connaissance avec Tim et Rita. Ils font un
tour du monde en 11 mois, elle travaille avec des enfants handicapés, il est musicien ambulant. On
s'échange nos blogs. Pour notre dernière soirée à Dali, on invite Momo à diner, on retrouve
Monsieur Rainbow, et ils font ainsi connaissance.


De bon matin, on part pour Zhoncheng, un village au nord du Lac Erhai. Surprise ! Là, sur la place
au pied d'une scène de théâtre où trônent deux magnifiques arbres centenaires, se tient un petit
marché et beaucoup de femmes sont en costume. L'animation bat son plein. Les femmes cherchent à
nous entrainer vers leur boutique, pour qu'on leur achète des broderies, ou qu'on les voit
confectionner des batiks. On décline les sollicitations, mais les sourires fusent. On remonte la rue
principale, le long de laquelle de vielles demeures côtoient de vilaines maisons neuves, qui nous
mène tout droit vers un temple. Il est en restauration, mais laisse entrevoir de sympathiques bas
reliefs naïfs et colorés. Le guide cite un deuxième temple, mais où se cache-t-il ? Au coin d'une
ruelle, je devine un remue-ménage inhabituel. M'approchant, j'assiste, médusée, à une cérémonie
d'offrandes aux divinités d'un petit temple embusqué. Alain parti à l'avant finit par me retrouver,
après qu'un monsieur le mette sur la bonne voie.


En fin d'après-midi, on monte dans un bus qui nous dépose au temple de Guanyin, à quelques
encablures de la ville. Temple inspiré, belle atmosphère. Puis on tente grimpette vers un autre
temple niché dans la montagne. On aura beau s'échiner à nous hisser jusqu'à lui, on trouvera porte
close. On redescend à la nuit tombée.

Dali ne serait pas Dali sans son lac Erhai. Ce jour-là on décide d'aller lui rendre visite. Mais pour le
traverser et rejoindre une pagode sur la rive opposée, ils nous demandent une somme inadmissible :
l'équivalent de 4 nuits d'hôtel ! On prend la tangente, espérant trouver un pêcheur qui pourrait nous
embarquer. Mais ils ont l'interdiction de prendre des touristes à bord. Donc on fait un joli parcours à
pied dans les champs qui nous mène de Caicun à Langquan. On a tout le loisir d'observer les
villageois entretenir leurs petits carrés de légumes avec un soin minucieux. A Langquan, un mariage
se prépare, on s'approche. Les hommes s'appliquent à ficeler une panse de porc farcie, d'autres font
frire des monceaux de beignets de poissons, les femmes cuisinent des montagnes de légumes. Tout
ça avec entrain et dans la bonne humeur. On est les bienvenus, on peut rester pour manger si on
veut...

On retournera au temple sur lequel on s'était cassé le nez la veille, mais il n'en valait pas la peine !

On retourne à Kunming, en bus express. 4 h pour parcourir 250 km, un record ! Doté de fauteuils
confortables. Muni de suspensions qui amortissent les bosses ! La route est belle, on traverse des
villages qui au fur et à mesure se pourvoient de signes distinctifs : les maisons sont construites de
briques brunes, puis elles se parent de chaux blanche. Sur les façades des unes, sont dessinés des
champignons, puis des dinosaures (on est dans une vallée connue pour ses fossiles préhistoriques),
puis de grands cercles jaunes aux figures ésotériques. A un moment, on voit sécher à toutes les
clôtures, des filaments blanchâtres, qu'est ce que ça peut bien être ?

A Kunming, on doit se rendre à l'évidence, il ne nous sera pas possible de traverser la frontière pour
la Birmanie par la route. Malgré les discussions dans les forums, les mails adressés à droite et à
gauche, l'effort consenti à écumer les agences de voyage, tout semble concorder au fait que c'est
impossible, pour les uns la frontière est fermée, pour les autres, il faut un permis, et cela prend 3
semaines. On a même rencontré Paolo, sympathique italien qui a entrepris grosso modo le même
voyage que nous il y a 10 ans (Ouzbekistan, Kirgistan, Chine). Nous avions échangé sur le forum
de Lonely Planet et nous espérions pouvoir former une 'joint-venture franco-italienne pour parvenir
à nos fins. Mais lui aussi a dû changer son fusil d'épaule. Peut-être à la revoyure, en Birmanie !

On se déleste de nos guides chinois, de menus objets achetés en cours de route, on fait partir un
colis de 4 kg qui mettra 3 mois pour arriver à destination.

On prend un billet d'avion pour Mandalay en date du 12 décembre (la veille de l'échéance de notre
visa), et un billet de bus pour Baoshan (6h de voyage).

La région au sud-ouest de Kunming, 'La route de Birmanie', n'est pas traitée dans le guide du
routard et seulement effleurée dans le Lonely Planet. Toutes les indications sont fausses, les plans
sont obsolètes, les hôtels recommandés sont murés, les gares routières ont déménagé, le nombre
d'habitants a quadruplé. Alors pour se repérer, bonjour !

A Baoshan, un petit temple par ci (délicieux repas végétarien servi par les moines, une cérémonie
pleine de dévotion qui s'avère être destinée à bénir le 4x4 tout neuf et rutilant), un petit temple par
là (le temple du bouddha couché en jade à l'entrée de caves peuplées d'arhats bienveillants et
débonnaires), 700 marches pour atteindre un parc sans intérêt....

Sur le plan de la ville en chinois prêté par l'hôtel figure une photographie qui m'intrigue. Va s'en
suivre un véritable jeu de piste pour parvenir au lieu qu'elle représente. On est dans un village à
l'écart de la ville, où subsiste encore une rue à l'ancienne, avec des maisons en bois et leur échoppe
en devanture. On assiste à une cérémonie, sans bien comprendre ce qu'elle célèbre, mais toute la
famille est réunie, les moines psalmodient, des autels sont dressés dans le hall d'entrée, et les
offrandes brûlent dans un grand feu de joie.

Une dame recouvre de grands cercles de bambou avec des ornements en papier colorés
et scintillants. Elle m'invite à m'asseoir et m'offre une tasse de thé. Une multitude d'enfants intrigués
par notre présence s'agglutine autour de nous. Quelques mots d'anglais sont échangés avec ceux en
age d'être au collège, et nous entamons des chansons à tour de rôle.

En fin d'après-midi, on retrouve notre antre à internet, un immense espace glauque et sombre, où
viennent se débaucher les jeune désoeuvrés. On fait des courses dans un supermarché qui vient
d'ouvrir ses portes et où les clientes se bousculent. Et on mange dans un restaurant un peu plus
classe dont les tables sont recouverte d'une nappe, rien que ça !

On quitte Baoshan pour Tengchong, pour un trajet en bus de 3h30, car on resté bloqué un long
moment dans un village encombré par son marché. Tout au long du parcours, on peut suivre
l'avancement de la construction de l'autoroute qui va bientôt relier les deux villes en moins de 2
heures. On fait la fine bouche pour trouver un hôtel à notre goût. Mais qu'est devenu le petit bourg
aux ruelles bordées de belles maisons en bois, où règne une atmosphère toute particulière due à la
proximité de la Birmanie et qui a été un haut lieu de contrebande des pierres précieuses ? Il s'est
incliné devant les bulldozers, il s'est effacé au profit des éternels boutiques-cube à trois pans aux
devantures impersonnelles. Il faut se perdre dans des voies de traverse pour trouver quelque chose à
se mettre sous le regard. Les chinois d'aujourd'hui ne sont pas sensibles au cadre et ont perdu le sens
du détail qui donne du cachet aux constructions. On vadrouille, quelque peu désappointé, on essaye
un temple près des chutes d'eau, mais l'entrée est payante (on biaise), l'eau est boueuse et le temple
est en travaux !

On cherche internet, on cherche le coin des restaurants, on cherche des rues qui n'existent pas. Et on
butte sur une charmante jeune femme, qui va mettre tout ce qu'elle peut en oeuvre pour nous venir
en aide. Elle est ravie de croiser des étrangers et de pouvoir pratiquer son anglais. Elle nous
accompagne jusqu'au cuber-café qu'elle connait, sa fille de 2 ans sur le dos, et là on ne informe que
les touristes n'ont pas le droit de surfer ! Nos pas nous conduisent vers un bar restaurant un peu
branché, et là, mes yeux tombent sur le sigle de la wifi. Ah tout de même !

Une belle journée s'annonce, on prévoit de visiter le village de Rucheng, à la sortie de la ville.
Encore un coup de massue : pour passer le gué, il faut sortir 160 yuans (l'équivalent de plus de trois
nuits d'hôtel). Pas question ! On coupe à travers champs, on patauge dans les rizières, on s'enfonce
dans la boue, on traverse d'autres villages assez délabrés et sombres car construits avec de la pierre
noire volcanique. Les gens nous regardent avec des yeux ronds. On détour d'une ruelle, on tombe
soudainement sur une place animée. C'est l'entrée d'un temple taoïste, flanquée de deux immenses
arbres qui ont atteint l'age vénérable de 250 ans. Mais le temple est ravagé par le temps et
défraichi. Il s'en dégage cependant une douce atmosphère.

On rejoint Rucheng, et là, stupeur et tremblement, il est complètement défiguré, éventré par des
travaux... d'enlaidissement. Avec le prix d'entrée pratiqué, l'argent coule à flot. Et donc vas-y que je
te construits d'immenses hôtels vides et glacés et des restaurants à n'en plus finir.
Au loin on aperçoit au creux d'une vallée, une saugrenue foret de grattes-ciel. Ran Qian Hua nous
apprend que c'est la ville nouvelle, destinée aux gens de Pékin et de Shanghai, qui convoitent un
petit coin de campagne !


On a donné proposé à Ran Qian Hua de nous rejoindre au bar '22'. Elle débarque avec son mari et sa
fille. Je leur explique comment fonctionne 'couchsurfing'. Cela leur donnerait l'occasion de
rencontrer des étrangers à foison. Le seul inscrit à Tengchong n'a pas répondu nos appels.
Ran Qian Hua aimerait tant nous accompagner pour la visite des 'sources chaudes'. Rendez-vous est
pris. Là aussi, le prix d'entrée est démesuré pour ce qu'il propose : quelques jets de vapeur qui
sortent de terre et des chinois qui prennent des bains de pied... La montagne est splendide et cache
certainement de merveilleux oiseaux, et même que des singes nous signale le guide. Mais les
groupes de touristes chinois se succèdent précédés de leur guide affublé de leur sempiternel hautparleur !

On rentre du temple de Laifeng visité à la tombée de la nuit, enveloppé de mystère et de musique
planante, par des chemins que seul le GPS peut nous suggérer de prendre. On se régale. On réalise
que tout le quartier baigne dans une musique apaisante diffusée... par hauts-parleurs. Excellent
poisson grillé dans un bouiboui.


La dernière étape de cette virée sur la route de Birmanie est Luxi, appelée communément Manshie.
Le trajet en bus vaut son pesant d'or, un tiers de la route est défoncée et pour un autre tiers, elle est
couverte de pavés. Pendant de longs kilomètres, le bus tremble de tous ses gonds.
Il est temps de quitter la Chine, Luxi n'est pas une belle ville du tout, on n'a plus d'argent et il pleut.
Je ne vous raconte pas la nuit du retour sur Kunming, dans un bus-couchette, en compagnie des
chinois qui se raclent la gorge tapageusement et crachent ...par terre ? qui puent des pieds, qui
parlent haut et fort et dont les téléphones portables sonnent à tout bout de champ. Au bout d'une
heure, le bus s'arrête. Tout le monde descend. Nous on fait la sourde oreille, ne comprenant
vraiment pas de quoi il retourne. En fait, c'est un contrôle de police qui va durer pas moins d'une
heure. A minuit, nouvel arrêt pour aller aux toilettes. Jamais vu des lieux d'aisance aussi pourris. Et
à 6h du matin, le bus s'immobilise dans une zone indéfinissable. Est-on arrivé à destination ? Où est
la gare routière ? Où se trouvent les toilettes espérées ? Nous en concluons que la compagnie de bus
maltraite franchement ses clients et que les chinois se laissent faire sans réagir.
Il est temps de quitter la Chine !


Nous quittons Kunming pour Mandalay dimanche 12 décembre, un jour avant l'expiration du visa.
Nous avons lu dans les guides qu'en Birmanie il ne fallait pas compter sur la wifi, ni espérer pouvoir
accéder aux blogs, à yahoo, à hotmail, ni même à gmail qui a été interdit dernièrement.... Pas de
téléphone portable non plus, pas de carte pour le GPS.... C'est dommage, on vient enfin d'en
comprendre toutes les subtilités, ce qui permet d'explorer des parcours hors des sentiers battus. Il
faudra attendre notre retour en pays plus civilisé pour déposer des messages sur le blog. Si la
connexion très, très lente de l'auberge de jeunesse de Kunming me l'accorde, je vais établir un listing
de ceux qui pourraient recevoir des mails malgré tout. Sinon, à l'année prochaine et bon Noël

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